C’est en forgeant qu’on devient développeur

Pour développer des logiciels de manière collaborative (tels que Duniter ou Cesium), il est plus simple de disposer d’un système de stockage et de partage de code (c’est-à-dire d’instructions informatique) en ligne. Un tel système est dénommé forge.

À l’heure actuelle, la plus grosse forge connue se nomme GitHub. On y trouve notamment les fichiers d’installation de Duniter ou encore le code source de Cesium ou de Sakia (autre client Duniter).

Cependant, GitHub n’est pas un logiciel libre. Cela veut notamment dire que certains morceaux du code qui régit son activité ne peut être connu que par ses propriétaires. Impossible donc de s’enquérir de sa fiabilité ou de son éthique. De plus, le stockage des données étant centralisé (des dizaines de millions de dépôts tout de même), le risque d’être dépossédé inopinément de son outil de travail (voire de son travail même si l’on n’a pas pris le soin de stocker ce dernier ailleurs) est assez grand, du moins, bien plus grand que dans le cas d’un système décentralisé (dans le cas de la monnaie, c’est comme si Duniter ne fonctionnait nécessairement que sur un seul ordinateur pour gérer toute la monnaie, ce qui serait une faille de stabilité, de sécurité et de démocratie).

Conscients de la situation, les développeurs participant au projet des monnaies libres ont décidé depuis plus d’un an déjà de migrer progressivement leur système de forge vers GitLab CE. Il s’agit d’un logiciel libre sous licence MIT, ce qui signifie notamment qu’il est autorisé d’y intégrer du code non libre. Cependant, le code d’origine étant libre, il ne tient qu’aux personnes participant à l’hébergement de cette forge de garantir son caractère totalement libre.

Car l’importante différence entre le premier et le second modèle est la possibilité d’héberger (c’est-à-dire fournir des données en ligne à partir d’un serveur) le logiciel où bon nous semble (chez soi ou chez un serveur distant) et de le modifier à loisir, à l’instar de Duniter.

La stabilité et la sécurité du partage et du stockage de code sont donc nettement accrues, ainsi que le caractère communautaire du projet, rendant possible la participation de toute personne de bonne volonté.

Pour celles et ceux qui sont intéressées par l’aspect technique et/ou souhaitent participer au projet, voici un fil de discussion du forum Duniter qui présente notamment la mise en place progressive de cette nouvelle forge et des liens vers cette dernière.

Cet article a 2 commentaires

  1. oui, faut nous expliquer comment se connecter à cesium en le téléchargeant, plutôt qu’en se connectant sur le web…;
    ma connexion vpn ne marche plus…et je n’arrive pas à télécharger cesium via github, même s’il n’est pas libre, les geeck des RML10, ont dit que Gitlab n’était pas au point, pour l’instant
    Mireille

    1. Le lien vers le téléchargement de Cesium bureau : https://github.com/duniter/cesium/releases
      C’est un brin plus compliqué à installer que l’interface web (surtout sous Linux) mais c’est en revanche plus sûr en terme de sécurité.
      Si j’ai le temps je vais faire un tuto pour cette version.
      Je vais voir aussi pour que l’on se fasse régulièrement du support technique.
      Là, sans l’ordi sous les yeux je ne peux pas trop aider.
      Pour le VPN, je crois me souvenir que c’est Maxime qui te l’a configuré, vois plutôt avec lui pour savoir ce qui cloche !

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